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Catégorie
Assertion / Expression de soi
Titre de l'instrument de mesure
Échelle d'affirmation de soi
Rfrence

Rathus, S. A. (1973). A 30-item schedule for assessing assertive behavior. Behavior Therapy, 4, 398-406.

Variables

Le questionnaire est composé de 30 affirmations décrivant des situations de la vie courante. Il s'agit pour le répondant d'indiquer à quel degré ces affirmations décrivent son comportement. La cotation proposée est un Likert de 6 points (-3=vraiment non caractéristique; -2=plutôt non caractéristique; -1=un peu non caractéristique; 1=un peu caractéristique; 2=plutôt caractéristique et 3=très caractéristique). Parmi les énoncés de l’échelle, nous retrouvons les suivants : « 1- La plupart des gens me semblent être plus agressifs et défendre mieux leurs droits que moi ; 2- Il m’est arrivé d’hésiter par timidité au moment de donner ou d’accepter des rendez-vous ; 3- Quand la nourriture dans un restaurant ne me satisfait pas, je m’en plains au serveur ou à la serveuse ». Le score est obtenu en additionnant le score des items directs et inversés (inverser le signe algébrique pour les items suivants : 1, 2, 4, 5, 9, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 19, 23, 24, 26 et 30).

Rfrence de la traduction

Étude 1 :
Bouchard, M-A., Valiquette, C., & Nantel, M. (1975). Étude psychométrique de la traduction française du «Rathus assertiveness schedule». Revue de Modification du Comportement, 5, 89-103.

Étude 2 :
Bouvard, M., Cottraux, J.,  Mollard, E., Messy, Ph., & Defayolle, M. (1986). Validation et analyse factorielle de l'échelle d'affirmation de soi de Rathus. Psychologie Médicale, 18(5), 759-763.

Présenté dans :
Cottraux, Bouchard & Legeron (1986). Méthodes et échelles d’évaluation des comportements. 131-134.

Population

Étude 1 : Un total de 282 étudiant(e)s de niveau collégial et universitaire (âge moyen = 19,72 ans).

Étude 2: Cent quatre-vingt sujets (âge moyen=33 ans; 95 femmes et 85 hommes) ont participé à l'étude. Les répondants se répartissent de la façon suivante : 45 patients atteints d'obsessions-compulsions, 46 agoraphobes avec attaque de panique, 34 sujets phobiques sociaux et 55 personnes contrôles.

Type de traduction

Études 1 et 2 : Non mentionné.

Prtest

Études 1 et 2 : Non mentionné.

Fidlit

Étude 1 :
Consistance interne: évaluée auprès de 83 sujets universitaires de premier cycle (39 hommes et 44 femmes). Les corrélations de Pearson pour l'échantillon total sont de 0,758, pour l'échantillon masculin, 0,755 et pour l'échantillon féminin, 0,761. Le coefficient alpha (KR-21) est aussi calculé: échantillon total = 0,815; échantillon masculin = 0,830; échantillon féminin = 0,803. De plus, une analyse d'items a été effectuée : une corrélation entre le score total et chacun des 30 items a été évaluée. Un total de 24 items sur les 30 ont une corrélation plus grande ou égale à 0,30.

Test-retest : l'étude porte sur 62 des 83 sujets précédents (23 hommes et 39 femmes) avec un intervalle de deux mois. Les coefficients de corrélation de Pearson sont de 0,875 pour l'échantillon total, 0,843 pour l'échantillon masculin et 0,905 pour l'échantillon féminin.

Étude 2 :
La fidélité test-retest a été évaluée chez les 54 sujets du groupe contrôle. Le coefficient de corrélation obtenu après un mois est de 0,85.

Cohérence interne : des corrélations items-total démontrent que les résultats sont significatifs sauf pour les items 1, 15, 24, 26, 28 et 30.

Validit

Étude 1 :
Validité empirique:
1- La version française du «Rathus» est mise en parallèle avec une échelle d'évaluation subjective. L'étude portait sur 34 sujets et indique que les personnes assertives sont considérées par leurs pairs comme peu timides, affirmatives, heureuses, satisfaites et contentes. Les résultats ne confirment que partiellement ceux de «Rathus»;

2- La version française du «Rathus» est mise en parallèle avec cinq situations expérimentales nécessitant une réponse assertive. Deux observateurs indépendants ont évalué les réponses à chacune de ces stratégies. Vingt-six sujets (14 femmes et 12 hommes) ont participé à cette étude. La corrélation interjuges est de 0,867 (p < 0,001). La corrélation entre le score au «Rathus» et la moyenne des deux juges est de 0,280 pour les sujets féminins et de -0,127 pour l'échantillon masculin;

3- Le score au «Rathus» est comparé avec les dimensions extraversion et névrotisme d'un inventaire de personnalité (Eysenck & Eysenck, 1964). L'étude portait sur 71 des 83 sujets décrits plus haut. Il existe une corrélation positive significative entre l'extraversion et le niveau d'assertion (r=0,407, p < 0,001) et une corrélation négative significative entre le névrotisme et le degré d'assertion (r=-0,582, p< 0,001).  Ces résultats sont conformes à la théorie de l'assertion.

Étude 2 :
Validité de critère (empirique) : l'échelle distingue tous les groupes sauf les sujets obsessionnels des sujets agoraphobes. Cependant elle s'avère efficace pour évaluer la gêne sociale et différencier une population pathologique d'une population contrôle.

Une analyse factorielle en composantes principales a isolé trois facteurs expliquant 47% de la variance. Le premier facteur, rendant compte de 32% de la variance, contient des «items d'opposition par rapport à l'appréciation de la défense de ses droits». Le second, expliquant 8% de la variance, comprend des «items d'expression orale» et le troisième facteur qui représente 7% de la variance correspond à des «items d'expression des sentiments».

Normes

Étude 1 : Non mentionné.

Étude 2 : Moyennes et écarts types pour une population contrôle, phobique sociale, agoraphobe et obsessionnelle.

Personnes ressources

Version française : Marc-André Bouchard
Professeur titulaire, Psychanalyste, Faculté des arts et des sciences
Université de Montréal
Téléphone : (514) 343-6562
Courriel : marc.andre.bouchard@umontreal.ca

Version frnaçaise : Martine Bouvard
Université de Savoie, Chambéry
Téléphone : +33 4 79 75 83 42
Courriel : Martine.Bouvard@univ-savoie.fr

Lien vers l'instrument
Aucun
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