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Catégorie
Douleur
Titre de l'instrument de mesure
PACSLAC-F©
Référence

Fuchs-Lacelle, S., & Hadjistavropoulos, T. (2004). Development and preliminary validation of the pain assessment checklist for seniors with limited ability to communicate (PACSLAC).  Pain Management Nursing, 5(1), 37-49.

Variables

Cet instrument a pour but de détecter la présence de signes ou de symptômes suggestifs de douleur chez les personnes âgées démentes et incapables de communiquer efficacement.  Il est utilisé pour effectuer un suivi continu du soulagement de la douleur chez cette clientèle.  Il peut être utilisé par tous professionnels de la santé ou par un proche lorsque la personne âgée vit à domicile. Le PACSLAC-F comprend 60 items regroupés en 4 sous-échelles qui mesurent respectivement les expressions faciales (13), les activités et les mouvements du corps (20), le comportement et l’humeur (12) et finalement  «autres réactions corporelles» (15).

Référence de la traduction

Aubin, M., Verreault, R., Savoie, M., Lemay, S., Hadjistavropoulos, T., Fillion, L., … Fuchs-Lacelle, S. (2007). Validité et utilité clinique d’une grille d’observation (PACSLAC-F) pour évaluer la douleur chez des aînés atteints de démence vivant en milieu de soins de longue durée.  La Revue Canadienne du Vieillissement, 27(1), 45-55. doi : 10.3138/cja.27.1.45

Population

Phase 1 : Quatre-vingt-six personnes âgées vivant en CHSLD avec une atteinte cognitive grave prirent par à l’étude.  La majorité était des femmes (62%) âgées en moyenne de 84 ans.  Les participants présentaient soit une démence dégénérative de type Alzheimer (71%), une démence mixte (16%) ou une démence vasculaire (13%).  Les participants vivaient en CHSLD depuis en moyenne 3,5 ans.

Phase 2 : Au total, 26 personnes âgées vivant en CHSLD avec une atteinte cognitive grave prirent part à l’étude.  Elles étaient âgées en moyenne de 75,8 ans et étaient pour la plupart des femmes (69%).  Elles vivaient en milieu d’hébergement depuis en moyenne 4,6 ans.  La majorité, soit 42%, avait un diagnostic de démence dégénérative (type Alzheimer), les autres étaient soit atteints d’une démence mixte (15%) ou d’une démence vasculaire (23%).  Un faible pourcentage, 19%, avait un diagnostic associé à une démence non spécifiée.

Type de traduction

Les auteurs ont utilisé la méthode de validation transculturelle en trois étapes décrite par Streiner et Normand (2008).  La version originale du PACSLAC a d’abord été traduite en français par trois infirmières bilingues.  Les co-chercheurs ont comparé et fusionné ces différentes traductions afin d’obtenir une seule version (A).  Une traduction renversée de la version A fut produite par trois autres infirmières ne connaissant pas la version originale.  Les co-chercheurs ont à nouveau comparé et fusionné les nouvelles versions anglaises.  Cette version fut retraduite en français (version B) par deux autres infirmières bilingues.  Le pourcentage de concordance entre les deux versions (A & B) fut calculé afin d’obtenir la version finale du PACSLAC-F.

Prétest

Un pré-test a été effectué par 8 infirmières auprès de résidents atteints de démence et vivant en CHSLD.  Il a été réalisé afin de vérifier la clarté et l’acceptabilité du PACSLAC-F dans un contexte de soins de longue durée.  Le pré-test a démontré que le PACSLAC-F était facile à utiliser et qu’il ne prenait que cinq minutes à compléter.

Fidélité

L’étude de fidélité s’est déroulée en deux phases.

Phase 1 :

Pour chacun des participants, le PACSLAC-F fut complété à dix reprises afin d’évaluer la fidélité test-retest, inter-juges ainsi que la validité discriminante.  Vingt-cinq infirmières participèrent à l’étude de validation de la phase 1. 

La fidélité intraobservateur (test-retest)  fut évaluée en situations de calme (au fauteuil ou au lit) et de douleur probable (marche, bain, etc.).   Afin d’éviter un biais de mémoire et le risque d’un changement important dans la situation médicale du participant, un intervalle d’au moins trois heures séparait les deux observations.  En contexte de calme, les résultats démontrent des coefficients de corrélation de Spearman variant de 0,37 (comportements/humeur; non significatif) à 0,70 (mouvements) pour chacune des sous-échelles et de 0,75 pour le score total.  En contexte de douleur, les résultats démontrent des coefficients de corrélation de Spearman variant de 0,63 (expressions faciales) à 0,84 (mouvements) pour chacune des sous-échelles et de 0,80 pour le score total.  À moins de mention, ces coefficients sont tous significatifs à p ˂ 0,0001.

Fidélité interobservateurs (inter-juges) : Deux infirmières furent appelées à compléter le PACSLAC-F simultanément, mais de façon indépendante, d’abord en situation de calme puis dans un contexte de  douleur possible.  Les coefficients de corrélation intraclasse obtenus sont de 0,93 en situation de calme et de 0,94 en situation de  douleur.

L’analyse de consistance interne démontre un alpha de Cronbach de 0,74.

Phase 2 :

L’analyse de consistance interne démontre un alpha de Cronbach de 0,84.

Validité

Phase 1:

Validité discriminante : Durant leur quart de travail, les infirmières devaient compléter le PACSLAC-F lors de situations de détresse.  Les résultats démontrent que l’échelle permet de bien différencier chacune des situations (F = 187,2, p ˂ 0,0001).  La différence de scores notée entre les situations de douleur et de détresse semble plus marquée pour la sous-échelle « comportement / personnalité / humeur » que pour les autres sous-échelles.  L’analyse de régression indique une corrélation significative entre l’estimation, par les infirmières, de la douleur ressentie et le score total du PACSLAC-F (R2 = 0,40, p ˂ 0,0001).

Phase 2:

Validité de convergence: Le PACSLAC-F fut comparé avec le DOLOPLUS-2.  Cet instrument requiert un temps prolongé d’observation par un intervenant connaissant bien le résident.  Durant leur quart de travail, deux infirmières complétèrent le PACSLAC-F lors de chaque moment passé auprès des résidents.  À la fin de leur journée de travail, les infirmières devaient remplir le DOLOPLUS-2 à partir de leur connaissance du résident et des informations consignées dans le dossier médical.  Le PASCLAC-F démontre une association significative avec le DOLOPLUS-2 (r = 0,80, p ˂ 0,0001).

Validité discriminante : L’analyse de régression indique une association significative entre l’estimation, par les infirmières, de la douleur ressentie et le score total du PACSLAC-F (R2 = 0,36, p ˂ 0,0001). 

Normes

Non disponibles

Personnes ressources
Version française: Dre Michèle Aubin
Unité de médecine familiale, Hôpital Laval
2725, Chemin Sainte-Foy, Québec, G1V 4G5
Michele.Aubin@mfa.ulaval.ca
 
Version originale anglaise: Dr Thomas Hadjistavropoulos
Centre on Aging and Health
University of Regina, Regina
Saskatchewan, CANADA, S4S 0A2
Thomas.Hadjistavropoulos@uregina.ca
 
Lien vers l'instrument
Aucun
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