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Lieu de contrôle
Titre de l'instrument de mesure
Échelle de contrôle de Levenson: lieu de contrôle tridimensionnel
Rfrence

Levenson, H. (1973). Multidimensional locus of control in psychiatric patients. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 41, 397-404.

Levenson, H. (1981). Differentiating among internality, powerful others, and chance. In H.M. Lefcourt (Ed.),  Research With the Locus of Control Construct, Vol.1. Assessment Methods (pp.15-63). New York: Academic Press.

Variables

Vingt-quatre énoncés se regroupent en trois sous-échelles, chacune composées de 8 items : internalité (I), externalité associé au pouvoir d'autrui (PA) et externalité associé au hasard (H). Le système de réponse se présente sur une échelle ordinale de 6 points allant de 1 pour « tout à fait en désaccord » à 6 pour « tout à fait d'accord ». Les deux traductions distinctes de l’échelle de Levenson sont décrites ci-dessous.

Rfrence de la traduction

Étude 1 :
Jutras, S. (1987). L'IPAH, version canadienne-française de l'échelle de Levenson mesurant le lieu de contrôle tridimensionnel. Revue Canadienne des Sciences du Comportement, 19, 74-85.

Étude 2 :
Loas, G., Dardennes, R., Dhee-Perot, P., Leclerc, V., Fremaux, D. (1994). Opérarionnalisation du concept de « lieu de contrôle » : traduction et première étude de validation de l’échelle de contrôle de Levenson (IPC : The internal powerful other and chance scale). Annales Médico-Psychologiques, 152, 466-469.

Étude 3 :
Rossier, J., Rigozzi, C., Berthoud, S. (2002). Validation de la version française de l’échelle de contrôle de Levenson (IPC), influence de variables démographiques et de la personnalité. Annales Médico-Psychologique, 160, 138-148.

Population

Étude 1 : Cette adaptation a été réalisée auprès de 233 sujets adultes (femmes=186, âge moyen=31,5 ans) recrutés dans des cours d'éducation permanente ou de perfectionnement.

Étude 2 : L’échantillon était constitué de 134 sujets sains âgés entre 18 et 67 ans (femmes=81, âge moyen=31,2 ans). Tous les sujets avaient un score de <10 à l’inventaire abrégé de Beck (BDI) et étaient répartis en 3 classes selon leur niveaux éducatifs : 1- inférieur au baccalauréat (n=30), 2- égal au baccalauréat (n=14), 3- supérieur au baccalauréat (n=90).

Étude 3 : Deux cent individus de la population générale et 161 étudiants ont participés à cette étude (N=361, femmes=242). Les sujets se divisent en catégories d’âge (18 à 25 ans, 26 à 40 ans, 41 ans et plus) et selon leur catégorie professionnelle (réaliste, intellectuel, artistique, sociale, entrepreneuriale, conventionnelle).

Type de traduction

Étude 1 : Jutras (1987) a effectué la traduction avec l'aide de deux chercheurs francophones bilingues. Après quoi, cette version a été révisée par une traductrice professionnelle.

Étude 2 : Traduction renversée. La traduction au français s’est fait par deux des auteurs puis la retraduction par une psychologue bilingue d’origine américaine.

Étude 3 : Les auteurs ont utilisés la traduction de Loas et al (1994).

Prtest

Étude 1 : Soixante-et-un sujets (52 femmes et neuf hommes d'un âge médian de 34 ans) recrutés dans des cours d'éducation permanente ont participé au prétest. La cohérence interne de chaque sous-échelle a été calculée avec le coefficient alpha de Cronbach : PA (0,73), H (0,73) et I (0,26). En vue de ces résultats, les énoncés de la sous-échelle I ont été modifiés afin de contrebalancer sa polarisation positive et la traduction des items des trois sous-échelles a subi des modifications mineurs afin d’améliorer la clarté des énoncés.

Études 2 et 3 : Non mentionné.

Fidlit

Étude 1 : Cohérence interne : L’alpha de Cronbach est de 0,73 pour la sous-échelle PA, de 0,70 pour la sous-échelle H et de 0,57 pour I.

Étude 2 : Cohérence interne : Les coefficients de Cronbach sont de 0,58 pour la sous-échelle I, 0,71 pour la sous-échelle PA et 0,68 pour la sous-échelle H.

Les corrélations entre les items de chaque sous-échelles varient entre 0,35 (p<0,01) et 0,77 (p<0,001), moyennant à 0,5 pour I, 0,57 pour PA et 0,55 pour H.

Étude 3 : Cohérence interne : Les coefficients alpha de Cronbach sont de 0,56 pour la sous-échelle I, 0,65 pour la PA et 0,59 pour la H, ce qui permet de juger l’homogénéité comme étant un peu faible. Par contre, en évaluant la contribution de chaque item, seul l’item 20 contribue négativement à l’homogénéité; lorsque l’item 20 est retiré, la cohérence interne de l’échelle PA est plus élevée.

Les corrélations inter-items pour chacune des sous-échelles sont de 0,15 pour I, 0,20 pour PA et 0,16 pour H.

Validit

Étude 1 :
Une analyse factorielle utilisant la méthode des composantes principales a fait ressortir trois facteurs qui expliquent respectivement 19,9%, 10,4% et 6,3% de la variance.

« Comparativement aux résultats des études antérieures, la structure factorielle de cette version française apparaît stimulante.» (p.80-81). Ces analyses portent sur les 233 sujets décrits plus haut.

Étude 2 :
Une analyse en composantes principales a montré une solution à 9 facteur selon le critère de Kaiser, mais de 4 facteurs selon le critère de Cattell. Ces 4 facteurs ont été soumis à une rotation varimax : Facteur 1 (17,6% de la variance totale) contient les items 6, 7, 10, 14 et 16; Facteur 2 (9,4% de la variance) représente les items 3, 11, 15, 17, et 22; Facteur 3 (9% de la variance) comporte les items 1, 4, 5, 18, 19, 21 et 23; Facteur 4 (5,6% de la variance) contient les items 2, 7, 12, et 24.

Étude 3 :
Une analyse factorielle en composantes principales révèle une solution à 8 facteurs (expliquant 56,7% de la variance) selon le critère de Kaiser et de 3 ou 4 facteurs selon le critère de Cattell (expliquant 31,2% ou 36,9% de la variance). La solution à 3 facteurs a été retenu et après rotation varimax, il a été remarqué que les questions de l’échelle I corrèlent avec le facteur II (r=0,87), les questions de la sous-échelle PA corrèlent d’avantage avec le facteur III (r=0,68) et les items de la sous-échelle H corrèlent avec le facteur I (r=88).

De plus, en évaluant l’influence des variables démographiques, les auteurs ont remarqué que le sexe était significativement corrélé à la sous-échelle I (h2=0,23, p<0,001); l’âge était significativement corrélé à la sous-échelle PA (h2=0,20, p<0,01); la profession était significativement corrélée à la sous-échelle H (h2=0,10, p<0,001).

Finalement, lIPC a été corrélé  à l’inventaire de personnalité NEO PI R (Costa & McCrae, 1990) afin d’évaluer l’influence des 5 dimensions la personnalité sur l’IPC. Les résultats montrent que la dimension de névrotisme corrèle négativement avec l’échelle I mais positivement avec les deux autres sous-échelle (PA et H). Les domaines Extraversion et Conscience corrèlent positivement avec l’échelle I alors que les domaines Ouverture et Agréabilité corrèlent négativement avec l’échelle PA. Ainsi, les 5 facteurs du NEO PI R expliquant environ 30% de la variance de l’échelle I, 9% de l’échelle PA et 8% de l’échelle H.

Normes

Études 1, 2 et 3 : Non mentionné

Personnes ressources

Version française: Sylvie Jutras
Professeure, Département de psychologie
Université du Québec à Montréal
Téléphone: (514) 987-3000, ext.: 8921
Télécopieur: (514) 987-7953
Courriel: jutras.sylvie@uqam.ca

Version française : Jérôme Rossier
Professeur, Lab. de psychologie du développement, conseil et intervention
Directeur et Professeur, Institut de Psychologie
Université de Lausanne
Téléphone : +41 21 692 32 72
Télécopieur : +41 21 692 32 65
Courriel : Jerome.Rossier@unil.ch 

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